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Les ressources  [ Cliquer ici pour autres ressources sur Internet ]

Les ressources en toxicomanie, en alcoolisme et autres dépendances sont des plus diversifiées et il peut s'avérer complexe de s'y retrouver. Sans répertorier chacune des ressources existant au Québec, nous croyons important de vous donner quelques pistes afin d'éclairer votre choix dans ce labyrinthe de philosophies et d'approches thérapeutiques.

Nous recommandons avant tout la prudence dans le choix d'une ressource : le charlatanisme abonde dans ce domaine où tout un chacun peut s'improviser thérapeute. On doit privilégier les endroits où le professionnalisme est mis de l'avant.

Beaucoup de cures de désintoxication nécessitent un suivi médical et une aide psychologique ou psychosociale. Il est donc primordial de contacter des maisons de traitement qui offrent ces services. Les maisons les plus crédibles sont en général constituées d'équipes multidisciplinaires, c'est-à-dire d’une équipe d'ex-toxicomanes ou d'ex-alcooliques qui, en plus d'une formation en toxicomanie, ont du «vécu», et d’une équipe de professionnels de la santé. Nous avons pu constater à travers des visites dans des centres de traitement tant aux États-Unis qu'en Europe que l'équipe multidisciplinaire telle que précitée est la formule reconnue comme la plus efficace au niveau des chances de réussite thérapeutique.

 

Le traitement de l'alcoolisme et de la toxicomanie


Le sevrage


Le sevrage peut être fait de différentes façons:
  1. Il est recommandé qu'un sevrage d'alcool, d'héroïne, de cocaïne ou de médicaments se fasse à l'interne, c'est-à-dire en cure fermée. Cette étape peut durer de 14 à 28 jours. Il y a plusieurs avantages à procéder de cette façon. D’une part, tout au long de son séjour, l'individu sera entouré et sécurisé ; il sera avec d'autres alcooliques ou toxicomanes avec qui il pourra parler, ou s'il y a lieu, passer ses nuits blanches. D’autre part, il apprendra la vraie nature de sa maladie et pourra suivre un programme thérapeutique dans un centre de son choix. Il bénéficiera de l'aide professionnelle requise par sa situation : médecins, psychologues et autres intervenants.

  2. L'individu peut choisir de ne pas entrer en cure de désintoxication fermée : il fera alors appel aux ressources externes en toxicomanie et alcoolisme, privées ou gouvernementales.

  3. L'individu peut avoir recours aux divers groupes de support thérapeutique en assistant aux réunions des Alcooliques Anonymes (AA), Cocaïnomanes Anonymes (CA) ou Narcotiques Anonymes (NA), et adhérer au programme de réhabilitation proposé par ces communautés, soit les 12 étapes. Il est conseillé d'assister à ces réunions le plus souvent possible, surtout au début du rétablissement.

  4. L'individu peut opter d'arrêter sans ressource, par lui-même. Cette méthode n'est pas idéale : l'individu risque de vivre seul les symptômes du sevrage en se demandant si tel comportement, telle pensée ou telle obsession est «normale». Nous ne recommandons pas d'arrêter de consommer sans aide. On remarque que les gens qui optent pour cette approche sont souvent habités par l'appréhension du jugement d'autrui et la culpabilité d'avoir à révéler leurs difficultés quant à leur consommation.

 

La réhabilitation : un long processus

 

Après la désintoxication, l'individu doit faire face à la réalité : vivre sans la substance. Il ne faut jamais perdre de vue que la toxicomanie n'est pas le véritable problème, mais bien un symptôme. Une des propriétés des substances psychotropes est qu'elle empêche l'individu de sentir ses émotions : les toxicomanes définissent cet état par l'expression «être gelé». L'individu qui cesse sa consommation devient plus lucide, plus conscient ; il peut alors faire face à ses émotions et ainsi changer ses comportements.

À ce stade du cheminement, l'aide professionnelle est importante. Sans dénigrer les programmes de réhabilitation en 12 étapes qui sont très valables, on doit néanmoins mentionner qu'ils ont des limites et qu'il peut être salutaire pour un individu de consulter un professionnel en toxicomanie ou alcoolisme. Il est fréquent que l'individu toxicomane refuse de voir les éléments qui constituent sa souffrance (ex. : inceste, abus de toutes sortes, abandon) et à et à cause desquels il retournait inexorablement consommer. En diminuant sa souffrance psychologique par l'entremise d'une psychothérapie et en accumulant du temps de sobriété, l'individu n'a plus la nécessité d'avoir recours à la substance pour apaiser ses souffrances.

 

La rechute

 

La rechute n'est pas souhaitable, mais elle peut faire partie du processus de rétablissement. On dit de la dépendance qu'elle est une maladie progressive : si l'alcoolique arrête de boire, la maladie arrête de progresser et est en rémission. Cependant, s'il se remet à consommer, il se retrouve au même point que le jour où il a décidé d'arrêter de boire, et la maladie recommence sa progression.

Une rechute ne doit pas être source de culpabilité étouffante : on doit la considérer comme une expérience de cheminement. Toute période de sobriété, même entrecoupée de rechutes ponctuelles, a de la valeur. On doit plutôt s'arrêter sur les raisons qui vont faire reconsommer l'individu, identifier les facteurs de stress menant à la consommation, les circonstances à éviter, le style de vie à réviser lors des périodes d'abstinence, les gens fréquentés, etc.

On doit aussi éviter un autre piège, la griserie mentale, que les AA appellent ivresse mentale. Cet état fait en sorte que l'individu qui n'a pas consommé se sent comme s'il avait consommé  : son esprit est occupé par les mêmes idées et les mêmes obsessions que lorsqu'il consommait.

 

Le boire contrôlé : un concept

 

Il y a plusieurs écoles de pensée relativement au concept du boire contrôlé. Nous ne prônons pas ce concept pour un dépendant chronique, pas plus que nous ne croyons qu'un alcoolique boit parce qu'il a des problèmes émotionnels. En effet, son voisin, par exemple, peut lui aussi vivre des problèmes émotifs et ne pas avoir recours à l'alcool pour les solutionner. Un alcoolique boit parce qu'il a soif et qu'une seule bière n'est pas suffisante pour étancher sa soif. Les problèmes émotionnels sont des facteurs sous-jacents et doivent être considérés comme tels.

Nous croyons qu'un alcoolique chronique qui opte pour le boire contrôlé investira toute son énergie à contrôler sa consommation plutôt qu'à changer ses comportements. En résumé, ce n'est pas parce qu'on est un alcoolique qui se contrôle qu'on est moins alcoolique pour autant.

 

Les communautés thérapeutiques

 

Au Québec, les mouvements anonymes d'entraide sont très nombreux et majoritaires. Nous vous laissons juger par vous-mêmes en vous faisant la nomenclature de ces principales communautés :

Plusieurs de ces communautés ont vu le jour dans le sillon du mouvement Alcooliques Anonymes. Elles ont répondu à un besoin ponctuel dans le temps ; par exemple, Cocaïnomanes Anonymes a été fondé suite à la montée croissante de l'usage de la cocaïne. Ces communautés proposent un programme en 12 étapes dont le principe fondamental est que l'individu doit admettre son impuissance devant la «substance» et qu'il a perdu la maîtrise de sa vie. Il doit confier sa volonté, ses déficiences, à une puissance supérieure, telle qu'il la conçoit. De plus, ces programmes ont tous une dimension de «travail sur soi » dont, entre autres, reconnaître ses torts, les admettre, s'amender, faire un inventaire moral et minutieux de soi-même. Après avoir été aidé, l'individu aidera à son tour un autre individu à se rétablir.

Le phénomène d'identification est très important, c'est-à-dire qu'il est préférable pour un alcoolique de fréquenter Alcooliques Anonymes pour entendre un langage et un discours propres à l'alcool ou pour un cocaïnomane d'aller chez Cocaïnomanes Anonymes pour un discours propre à la cocaïne, et ainsi de suite. Nous croyons fermement à la puissance du groupe qui peut faire déclencher chez l'individu des éléments psychologiques et comportementaux ainsi que des prises de conscience souvent inespérées. La valeur thérapeutique d'une personne touchée par une problématique et sa capacité d'en aider une autre sont des éléments considérables.

Les conjoints ont aussi accès à leurs propres ressources. Chacun des mouvements anonymes a son pendant pour les conjoints et les familles, comme par exemple Al-Anon pour ceux dont le conjoint a une dépendance à l'alcool, Sex-Anon pour ceux dont le conjoint a une dépendance au sexe.

Il est fortement recommandé que le conjoint de la personne dépendante fasse une démarche personnelle. Ceci lui permettra de comprendre la maladie de son conjoint, d’apprendre comment agir avec ce dernier, d’apprendre à éviter d'être moralisateur, et surtout d’apprendre à ne plus être victime de la manipulation de la personne dépendante.

La dépendance est une maladie. Il est illusoire pour un conjoint de croire qu'avec son amour, il sauvera la personne dépendante. Mentionnons que le conjoint a parfois certains avantages à ce que le dépendant fasse une rechute : il peut ainsi exercer, consciemment ou non, un contrôle sur l'individu dépendant ou lui faire comprendre une fois de plus la nécessité d'arrêter sa consommation.




Ressources dans Internet. (n'oubliez pas de revenir nous voir!)


Alcooliques anonymes http://www.alcoholics-anonymous.org/findex.htmll
Association des psychiatres du Canada http://www.cpa-apc.org/freindex.htmll
Centre canadien de lutte contre l'alcoolisme et la toxicomanie http://www.ccsa.ca/cclat.htm
Centre Dollard Cormier (toxicomanie-alcoolisme) http://www.multimania.com/dollardcormier
Cocaïnomanes anonymes http://www.ca.org/francais
Conquering Information Anxiety http://www.ibt-pep.com/ciar.htm
Dr Dan Velea, Toxicomanie-cyberdépendance-France http://psydoc-fr.broca.inserm.fr/toxicomanies/Ad_ind/ad_ind.htm
Gamblers Anonymes http://www.gamblersanonymous.org/
Health Gate http://www.healthgate.com
Healthwise http://www.columbia.edu/cu/healthwise
Internet Addiction http://netaddiction.com/
Le paradoxe Internet http://www.apa.org/journals/amp/amp5391017.html
Le prince de l'addiction http://www.peele.net/
MEDWEB, santé mentale , psychiatrie, psychologie http://www.medweb.emory.edu/MedWeb/
Mental Health Net - Internet Addiction http://www.cmhc.com/guide/iad.htm
Ordre des Psychologues du Québec http://www.ordrepsy.qc.ca
Prevline - Prevention Online http://www.health.org
Psych Web http://www.psychwww.com
Service d'évaluation et orientation, toxicomanie et jeu compulsif. http://www.cactuscom.com/rossignol/
Services psychologiques en ligne http://www.onlinepsych.com
Sexe compulsif http://www.multimania.com/riscs/index.htmll
Sexe et MTS http://www.unspeakable.com/std-index-hg.html
Sexoliques anonymes http://www.cam.org/~lumen/social/sa.html
Société américaine de psychologie http://www.apa.org
Société canadienne de psychologie http://www.cpa.ca
Toxicomanies et santé mentale (Gouv. Ontario) http://www.camh.net/francais/index.htmll
Web of Addictions http://www.well.com/user/woa



Séparation

par

Jean-Pierre Rochon M. Sc., psychologue

courriel : rochon@psynternaute.com

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