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Êtes-vous cyberdépendant?Répondez au questionnaire... La cyberdépendance La cyberdépendance est un phénomène relativement nouveau. Un individu qui fait face à un problème de dépendance est un individu qui souffre habituellement de troubles obsessifs-compulsifs. Il aura, par exemple, une hantise, une idée ou une pensée, toujours omniprésente, qui amplifiera jusqu'à devenir une obsession. Cette obsession sera suivie de la compulsion, caractérisée par un comportement répétitif, souvent irrationnel et illogique, générateur de souffrances.Le cyberdépendant est conscient de son obsession, mais il peut difficilement se sortir d'une dynamique qu'il a lui-même créée. Il néglige ses activités dans les autres secteurs de sa vie pour consacrer tout son temps devant l'écran de son ordinateur; il est pris dans un engrenage qui l'amène progressivement à fuir la réalité. |
Il n’est pas rare de constater que le dépendant d’Internet nourrit d’autres dépendances. On n’a qu’à penser aux sites dédiés à la pornographie, à l’érotisme et à la pédophilie ; les dépendants du sexe (sexoliques) peuvent s’adonner librement à leur comportement déviant et l'entretenir. Il en va de même pour les joueurs compulsifs : ils peuvent parier en utilisant les transactions électroniques, jouer dans Internet en se procurant des logiciels et des CD-ROM qu’ils sont anxieux d'acquérir dès leur sortie sur le marché. Ils sont obnubilés par l’écran de l'ordinateur et l’activité ludique qui se déroule sous leurs yeux. Une seule ombre au tableau : l’ordinateur, contrairement au casino, ne rend pas de monnaie...
Le phénomène du day trading est aussi en recrudescence. Plusieurs cyberdépendants s'adonnent aux transactions boursières électroniques. Régulièrement, ils vont vérifier les fluctuations du marché. Cette pratique du day trading est illégale au Canada mais la facilité d'accès aux sites américains favorise la propension du phénomène. Une quantité d'individus perdent des sommes considérables. Avec les mêmes conséquences négatives (remords, culpabilité, fraude) que le joueur excessif au casino.
par
Jean-Pierre Rochon M. Sc., psychologue
courriel : rochon@psynternaute.com
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